Au Cameroun, depuis l’année 2025, on observe de nombreuses innovations au niveau de la fiscalité. Ces changements concernent principalement les régimes d’imposition. Certains régimes d’imposition ont été supprimés pour laisser place à de nouveaux. Il existe désormais 4 régimes d’imposition au Cameroun :
- Le régime de l’impôt général synthétique (IGS)
- Le régime du réel
- Le régime des organismes à but non lucratif (OBNL)
- Le régime des non-professionnels
1 – Le régime de l’Impôt Général Synthétique (IGS)
Le régime de l’impôt général synthétique est le régime fiscal qui a remplacé le régime de l’impôt libératoire et le régime du simplifié.
Relèvent du régime de l’Impôt Synthétique Général (IGS), les contribuables exerçant une activité à caractère commercial, industriel, artisanal, agropastorale ou non commercial, dont le chiffre d’affaires annuel hors taxes est inférieur à :
- cinquante millions (50 000 000) de FCFA pour les activités commerciales, industrielles, artisanales ou agropastorales ;
- trente millions (30 000 000) de FCFA pour les professions libérales.L’Impôt Synthétique Général (IGS) est payé trimestriellement, au plus tard le quinze (15) du mois qui suit la fin de chaque trimestre.
2 – Le régime du réel
Relèvent du régime du réel :
- les entreprises individuelles et les personnes morales qui réalisent un chiffre d’affaires annuel hors taxes égal ou supérieur à 50 millions de F CFA ;
- les professionnels libéraux qui réalisent un chiffre d’affaires annuel hors taxes égal ou supérieur à 30 millions de FCFA ;
- les nouveaux contribuables qui relèvent des secteurs pétrolier, minier, gazier, du crédit, de la microfinance, de l’assurance et de la téléphonie mobile ;
- les nouveaux contribuables qui justifient d’un agrément à l’un des régimes de l’Ordonnance N°2025/002 du 18 juillet 2025 fixant les incitations à l’investissement en République du Cameroun ;
- les titulaires notariales ;
- sur dérogation expresse accordée par le Directeur Général des Impôts, les nouveaux contribuables justifiant d’un programme d’investissement dûment validé par l’administration fiscale, ou d’une commande dont le montant est supérieur à cent millions (100 000 000) de FCFA.
3 – Le régime des organismes à but non lucratif (OBNL)
Relève du régime des organismes à but non lucratif toute entité dotée de la personnalité juridique ou non, publique, privée ou confessionnelle, y compris les fondations, qui n’a pas pour but la recherche de bénéfices aux fins de distribution entre ses membres et dont l’activité n’est pas en concurrence avec celles réalisées par les entités à but lucratif. Il s’agit notamment :
- sous réserve des conventions, des organismes internationaux et des organisations non gouvernementales ;
- des établissements publics et des collectivités territoriales décentralisées, ainsi que de leurs régies de services publics ;
- des sociétés ou organismes reconnus d’utilité publique ;
- des offices publics d’habitation à bon marché ;
- des associations de toute nature, de droit ou de fait, des mutuelles, des clubs et cercles privés ;
- des organismes de prévoyance et de sécurité sociale ;
- des établissements publics et confessionnels d’enseignement et de santé ;
- d’une manière générale, tout organisme ayant ou non une personnalité juridique et dont la mission principale n’est pas la réalisation d’activités commerciales.
4 – Le régime des non-professionnels
Le régime des contribuables non professionnels concerne les personnes physiques telles que : les salariés, les retraités, les étudiants, les chômeurs et les personnes à revenu passif. Ils sont soumis au paiement des impôts et taxes ci-après : l’impôt sur le revenu des personnes physiques, les droits d’enregistrement, la taxe sur la propriété foncière ainsi que la taxe sur la fortune immobilière.
Les personnes relevant du régime des contribuables non professionnels sont astreintes à l’obligation de déclaration récapitulative annuelle de leurs revenus.


